[Ahegao] Boku x Kano

Note préliminaire 1.0 : ça va parler de traps.
Note préliminaire 2.0 : ne vous inquiétez pas, il n’y aura pas d’image d’ahegao ici.

Il existe des oeuvres qui nous touchent tout particulièrement. Que ce soit par leurs scénarios, par leurs personnages ou par leurs esthétismes. Ils peuvent toucher de manière (quasi-) unanime ou seulement sur une certaine catégorie de personnes.
Boku x Kano fait partie de cette seconde catégorie.

Shoutaro Hayashi est un otaku vraiment peu doué pour les études. Mais le pire, c’est qu’il ne cesse de faire des paris tels que faire nettoyer la classe à l’élève le plus mauvais du dernier examen. Et bien évidemment, c’est toujours sur lui que ça tombe.
Cependant, dans sa classe se trouve celle qui illumine son quotidien : Yayoi Kanda. Belle et intelligente, elle est populaire aussi bien avec les filles qu’avec les garçons et obtient toujours d’excellentes notes. Et bien entendu, aucune chance qu’un loser tel que lui puisse se rapprocher d’une tel rayon de soleil.

Une fois effectué sa besogne et rentré chez lui, il est accueilli par sa soeur otaque et perverse qui l’oblige à se travestir pour se rendre à un évènement spécial dédié à leur anime préféré. Quelle ne fut pas sa surprise quand il y rencontra Yayoi qui se révèle être aussi une otaque et dont celle-ci tomba, malheureusement pour lui, en « admiration » devant Shoutaro version fille

Boku x Kano est un manga dessiné par Shimada, publié et rapidement fini dans le Shonen Ace. Ce manga ne fait qu’un seul volume composé de 7 chapitres.
Originellement, Boku x Kano ne devait être qu’un simple one-shot. Or, en cours de route, il fut décidé que la série sera légèrement rallongé afin de servir de « manga bouche-trou » dans le magazine de prépublication. Finalement, ce manga aura atteint un volume entier. Mais non sans mal. En effet, en plus des dates de sortie totalement aléatoire, il fut sauvé 3 fois de la disparition pure et simple (je rappelle qu’il ne fait que 7 chapitres !). D’ailleurs, il ne fut pas sauvé par les lecteurs, mais par le monde professionnel lui-même : c’est grâce aux problèmes et aux divers malheurs des autres séries que Boku x Kano pu continuer d’exister.
Bref, à la surprise de Shimada, dont ce fut sa première série professionnelle, les aléas des autres auteurs et/ou séries l’ont grandement aidé à terminer son manga.
Parcours un peu chaotique mais chanceux n’est-il pas ?

Pourquoi un tel parcours ? C’est simple : à cause de son esthétisme et du scénario.

Comme vous pouvez le voir, les dessins sont… comment dire… hum… pas terribles. Voilà. Ils sont « pas terribles ».
On a parfois du mal à savoir ce que font les personnages ; et quelque fois, reconnaitre certains protagonistes à cause d’un mauvais positionnement de ceux-ci dans une case. De même qu’il y a parfois trop de surcharge dans ces cases. La faute au style particulier du mangaka. Celui-ci a du mal à dessiner de bonnes actions/enchaînements physiques et se permet (ce qui n’est pas un reproche) de beaucoup déformer les personnages. De plus, la disposition des bulles est quelque fois hasardeuse et le découpage des planches classique et simple (mais plutôt efficace).
Cependant, cela s’améliore grandement en cours de route.

Concernant le scénario ; un héros qui a souvent de mauvaise note est amoureuse de l’idole de sa classe. Et qui plus est, cette héroïne tombe amoureuse de la version féminine du héros. Oui, cette histoire à un léger goût de déjà-vu… et c’est sûrement le cas. Les histoires sont souvent prévisibles et il n’y a que peu de place à l’originalité.
Toutefois, cet aspect-là ne peut être réellement « blâmé » vu le parcours chaotique qu’a eu cette série (autant d’incertitude et d’instabilité ne permettant pas de développer efficacement une série).

Mais, tous ces défauts se révèlent être contrebalancé par ses qualités propres.

Bien que son graphisme particulier trouve moult reproches, il possède néanmoins plusieurs avantages d’une rare « puissance ».
En effet, le style de Shimada permet d’insérer — quoique à outrance mais sans problème — diverses déformations des personnages. Ce style dégage une certaine impression de frénésie. L’action passe rapidement d’une case à l’autre et les comportement des personnages sont explosifs. Elles participent à donner des situations encore plus « épico-WTF » quelles ne le sont déjà. Un tel style permet donc d’amener des situations assez surréalistes venus de nulle part et vraiment surprenantes (notamment avec la soeur du héros).
D’ailleurs, Shoutaro et sa soeur étant des otakus, il y a [évidemment] des références parodiant d’autres séries. Dans Boku x Kano, c’est surtout Gurren Lagann qui tient ce rôle (exemple random de fujoshi).

Et encore je ne parle pas encore de l’élément le plus fantastique de Boku x Kano

Souvenez-vous du mot entre crochet dans le titre de l’article. Ahegao.

Oui oui. Il y en a dans cette série ; enfin, la ressemblance est quand même sacrément frappante. Bien sûr, ces ahegao sont placés avec des dialogues d’une puissance à faire littéralement fondre un trapophile : elles surviennent à chaque fois que le manga fait mention d’un certain plaisir au travestissement.
Oui oui. Des dialogues et des expressions typiquement hentai utilisés pour décrire le plaisir d’être un trap. C’est tout bonnement de l’epicness en intraveineuse ! Une idée de génie !

Boku x Kano est le must de l’awesomeness du travestissement assumé et comique… enfin, seulement graphiquement parlant hein — et encore, c’est juste à quelques endroits. Les situations passent à grande vitesse, les images déjantés et épiques viennent rapidement nous éclater à la figure.
Mais son scénario bien prévisible et son style visuel particulier ont eu raison de sa durée de vie bien courte.

Il est clair que ce manga ne plaira pas à tous ; il ne plaira sûrement qu’à ceux qui aiment les traps. Mais en tout cas, j’ai trippé comme pas possible à la lecture de cette série. Rien que pour les fameuses « confessions », la lecture de Boku x Kano devient indispensable pour tous les adorateurs de traps puisque passer à côté de ça, c’est tout bonnement du blasphème.

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