[Multi-anime] Pour la magnificence d’une scène

Note préliminaire : ceci n’est que le premier article sur deux. Enfin, je n’en ai pas prévu plus à l’heure où j’écris.

Comment choisir ses séries ? En voilà une question.
En lisant le synopsis ou le titre de la série ? En voyant le genre de la série ? En vérifiant les seiyus y jouant ? En regardant le studio ou le staff technique à l’origine de la série ? Ou tout simplement par conseil via un blog, une connaissance ou un forum ?
Pour moi (et certainement pour beaucoup d’autres), c’est tout cela à la fois. Il est certain qu’il faut un choix puisqu’il est humainement impossible de tout visionner (sauf si vous n’avez pas de vie et que vous soyez un dément). Ces voies de « renseignements » sont classiques. Elles font appel à notre intérêt et à notre confiance envers les autres.
Mais, il existe aussi une « autre voie ».

Parfois, comme pour un paquet surprise, vous voyez un lien posté sur un site ou réseau social. Ignorant tout du lien, innocent au possible, vous cliquez et surtout, vous tombez dans le piège. C’est ainsi que vous voyez une scène d’une série. Que vous reconnaissez ou non la série, l’effet est le même : vous vous rendez compte que ce n’est pas qu’un simple passage, mais que c’est tout simplement LA scène. Celle qui vous émerveillera à un point quasi-mystique. Celle qui vous donnera l’intense envie de la revoir. Celle qui enthousiasmera l’instant précis de votre vie. Celle qui ravivera même votre PASSION assoupie.
Bref, LA scène d’anthologie qui vous avait fait commencer la série. Et parfois même, l’aimer sincèrement malgré ces nombreux défauts.

Du plus récent visionnage au moins récent, voici une partie des scènes quasi-mythique qui m’en donné envie de regarder la série. Qui plus est, avec un bout de critique par-ci par-là.



Mawaru Penguindrum

Série animé par le studio Brain Base, diffusé durant la saison d’été 2011, il est réalisé et écrit par le même réalisateur qu’Utena, la fillette révolutionnaire. Donc ne serait-ce que pour le staff, il y a du monde qui regardent cette série.
Pourtant, c’est avec une seule scène que je l’ai commencé. Ceux qui ont au moins vu l’épisode 1 savent de quoi je parle. En effet, c’est grâce à ça que je l’ai commencé :

À l’heure où j’écris ces lignes, seulement deux épisodes ont été diffusé. Elles sont de bonnes qualités et promettent un bon scénario. De manière concise, cela parle de deux jumeaux vivant avec leur soeur à la santé « fragile ». Les mèdecins, impuissants, estiment que seul un miracle permettra à celle-ci de survivre. Bien sûr, le reste de Mawaru Penguindrum promet bien plus. Pour l’instant, l’une des seules craintes que l’on peut avoir est celle d’un honteux copié-collé de cette scène, fabuleuse certes, mais l’étant moins si elle se retrouvait répété sur le reste de la série.


Star Driver : Kagayaki no Takuto

Série animé par le studio Bones, diffusé durant la saison d’automne 2010, le réalisateur est le même que Magical Doremi, Ouran High School Host Club et Soul Eater. Que des séries de qualité donc (alors les deux rieurs du fond, vous sortez).
Cette fois-ci encore, je n’ai pas voulu regarder la série. Oui parce que bon, des gays combattant dans des méchas anorexique, c’est bizarre. Mais une fois vu LA scène, j’ai enfin compris le « sens » de Star Driver :

Cette scène est sublimée par deux choses. La première est le magnifique morceau du compositeur Satoru Kousaki, rendant la conclusion du duel encore plus épique à un point où l’on pourrait visionner la série seulement pour écouter le morceau (je réponds « coupable » monsieur le juge). La seconde est tout simplement la transformation de Takuto, celui que l’on surnomme « GINGA BISHONEN » !! En effet, la transformation est comparable à celui d’une magical girl random, mais le transposer de cette façon sur un homme est tout simplement du génie. En plus de m’avoir donné l’un des plus grands fou-rire que j’ai pu avoir en regardant une série durant l’automne 2010, c’est cet inversement des codes (voire même cette parodie en allant plus loin) que j’ai le plus aimé dans Star Driver. Mélanger les codes du genre mécha avec celui du magical girl et/ou pour un public féminin, des héros bishonen dans un genre de série particulièrement masculin, des machines féminisés pour coller à la cible voulue, une organisation secrète ultra classe et puissante mais étrangement presque inoffensive.
J’ai beaucoup aimé regarder cet anime, mais juste à cause de cette fameuse scène et des détails plus hauts. Ces gros défauts, à savoir un manque cruel de suspense et d’ambition ainsi qu’une utilisation à outrance de ctrl+c ctrl+v, font de la série une mince déception. Pas qu’elle soit mauvaise, mais tant de moyen pour un tel résultat, c’est franchement dommage.


Panty & Stocking with Garterbelt

Une autre série originale, celle-ci est animé par la Gainax. Diffusé lors de la saison d’automne 2010, elle a beaucoup fait parler d’elle. Outre la grande renommée du studio et celle de son staff (Hiroyuki Imaishi pour ne citer que lui), c’est avant tout pour son « originalité » assumée et montré avec fierté ainsi que son univers adulte et déjanté qui lui ont donné tant d’adorateurs en Occident. Oui, précisons cela car au Japon, il a fait un gros four.
Comme d’habitude, la simple évocation d’une nouvelle série faite par la Gainax suffit à donner pas mal de gens devant l’écran. Ce qui ne fut pas le cas de moi. C’est seulement après quelques épisodes déjà, et surtout avec LA fameuse scène, que j’ai eu envie de regarder la série :

Encore un magnifique jeu des codes magical girl. Là où d’habitude on avait une petite fille qui se transforme à l’aide de son familier et prends son bâton magique sur fond de féerie musicale, nous avons droit à ni plus ni moins du pole dance par des anges aux chorégraphies à peine subliminales sur fond de musique techno digne d’une boîte de nuit californienne.
Les gars de la Gainax se sont fait plaisir, mais pas que sur ce passage. La série entière est un véritable défouloir pour animateurs et scénaristes. Ces derniers se lâchent complètement pour défier les conventions et « lois » actuelles de la production anime. Entre une déferlante d’animation ultra impressionnante pouvant rivaliser celle d’un film d’animation, les délires et humours graveleux assumés jusqu’au bout, et surtout l’explosion de références ouvertes à toute la culture « geekotaku » ainsi que ce sentiment de défi et de troll, Panty & Stocking with Garterbelt se veut être un vibrant rappel de ce que le production japonaise peut encore donner aujourd’hui. Fier jusqu’au bout des culottes et des bas, regardant de haut le carcan de la production actuelle tout en étant ni méprisant ni orgueilleux, elle mérite d’être vu et d’être adulé comme une « prostituée tournant avec frivolité autour des grands de ce monde ».
Bref, ça démonte.


Hellsing Ultimate

Série d’OAV animé par le studio Madhouse, Hellsing Ultimate fait partie des séries les plus pittoresques de ce que j’ai pu voir. Pas par sa qualité d’animation ou son scénario, mais par la démence et la frénésie de son contexte. En gros, la série parle d’une organisation secrète chargée de protéger l’Angleterre des vampires (juste que là, tout va bien). Et la plus grande menace depuis leur création, est tout simplement une armée de vampires nazis venant des bases secrètes du Brésil qui débarquent et rasent Londres et ses environs avec des dirigeables armés jusqu’aux ailerons. Wow. Certes, je spoile les trois-quatres premiers OAV, mais rassurez-vous : les meilleurs viennent après.
Et dans ce qui nous intéresse ici, LA scène d’anthologie est tout simplement le meilleur discours/déclaration de guerre que l’humanité n’ait jamais connu :

Urg, l’image de la preview est moche. Pas la vidéo par contre.

Après ça, comment ne pas vouloir crier « Krieg ! Krieg ! Krieg ! » et aller bouffer du rosbiff grillé ? Comment ne pas vouloir être admiratif devant l’expérience et les rêves du Major ? Comment ne pas être envahit par le CHARISME extraordinaire émanant du Major ?
Bref, comment ne pas vouloir se sentir ALLEMAND ?!
Cette scène venant de l’OAV 4 marque tout simplement l’apothéose de la série. C’est à partir de cet instant précis que l’anime entre dans sa phase ultime avec l’avènement du bataillon Millenium et la mise en retrait du héros Alucard. Ce dernier est « absent » du jour de gloire nazi… et heureusement ! En effet, dans Hellsing Ultimate, la grande règle devenant même un dogme est : Alucard gagne toujours. Quoiqu’il arrive et quelque soit la situation où il se trouve, Alucard gagne avec une facilité exacerbé rendant la série nettement moins intéressante. La présence de personnages secondaires hauts en couleurs, attachants et charismatiques redonnent avec joie un grand intérêt à cette série.


Et ce sera tout pour l’instant. Le reste viendra plus tard, à l’occasion d’un prochain article.
Be seeing you !

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4 commentaires pour [Multi-anime] Pour la magnificence d’une scène

  1. Sirius dit :

    J’avoue, pour Panty & Stocking, c’est tout à fait vrai en ce qui me concerne : j’ai regardé la série à cause de cette scène. Sinon je ne suis généralement pas amateur de couleurs pétantes et transformations : celle de Star Driver ne m’encourage pas à voir la série ^^’

  2. Maxobiwan dit :

    D’habitude je regarde au moins les Openings, là tu viens de me convaincre pour Mawaru Penguindrum (alors que je me suis dit avec les synopsys, que je ne regarderai jamais)

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