[First contact] Ichiro Heian!

Note préliminaire : article ne prenant en compte que le premier chapitre.

Les premières impressions, quelle soient bonnes ou mauvaises, sont primordiales à toutes sortes de choses. Que ce soit durant un entretien d’embauche, un rencard, devant la police, une présentation IRL/sur un forum ou l’aspect graphique d’un site (bon sur ce coup-là, je m’avoue vaincu), tout peut se jouer dès les premières impressions.

Il y a des fois, le visionnage d’un premier épisode d’une série vous prend tellement aux tripes que vous en tombez instantanément amoureux (quitte à ce que la suite vous fasse déchanter). C’est avec cette perspective que j’avais tout de suite écrit mon véritable premier article – que je considère comme un demi-échec, étant donné les erreurs de débutant et l’oubli du plus important : mes véritables impressions personnelles.
Dernièrement, le premier contact qui m’a le plus marqué a donc été le premier chapitre d’Ichiro Heian! – que je hais les points d’exclamations sur un nom d’oeuvre).

Ichiro Heian! est le tout nouveau manga de Jin Kobayashi, soit l’auteur du populaire School Rumble et du moins connu Natsu no Arashi!. Avec sa première série, le mangaka avait choisi la classique carte du comique de personnage pour suivre les déambulations d’un cercle amoureux lycéen ; tandis que dans l’autre, il jouait avec légèreté la carte des voyages temporels pour évoquer le passé d’un Japon à l’époque de la seconde guerre mondiale (y compris l’horreur de la guerre sur le sol nippon). Pour Ichiro Heian!, Jin Kobayashi choisit une nouvelle fois la carte de l’originalité puisque la série traite des relations entre langues différentes via une simple comédie romantique.

Le pitch de départ tenant donc sur un ticket de métro (une fille aux cheveux longs + un vélo = une comédie romantique), le mangaka nous donne ainsi le ton simpliste mais significatif de sa nouvelle série. Elle nous raconte la relation entre deux personnes qui feront un bout de chemin en vélo, dans ce qui pourrait s’apparenter à un road-movie.
Avec pour tel postulat de départ, l’auteur arrive néanmoins à parler avec légèreté et surtout avec justesse des difficultés de compréhensions entre deux êtres ne se comprenant pas. Étant de pays et de langues différents, nos protagonistes ne peuvent que se comprendre qu’avec de petites expressions de la vie courante ou via diverses astuces. C’est alors que notre héroïne est capable de demander son chemin ou de remercier les gens, mais pas de pouvoir discuter sauf dans sa langue maternelle. Koumei, notre héros otaku, doit par exemple se remémorer des dialogues de films ou de séries chinois (au vu des références otaku, on s’en douterait presque) pour établir une véritable conversation tant la maîtrise de cette langue lui est bancale.

Les situations sont certes classiques, mais traité avec une telle authenticité que les connaisseurs peuvent témoigner de ce réalisme. Ces connaisseurs étant bien sûr bilingue ; mais cela parlera encore plus à ceux étant à cheval entre deux cultures différentes. En effet, je suis ces derniers sont en contact direct entre des langues différentes, des cultures différentes et donc une manière de penser différente. Loin d’avoir tant d’éléments auxquels on pourrait se baser en lisant ce premier chapitre ou dans l’impression que j’en fait, ces lignes ne sont qu’interprétations sur les divers points qui m’ont tant fasciné durant cette lecture.

Ce premier chapitre ne bousculera pas les foules, mais la partie « vie d’otaku » et pensées de Koumei ainsi que la partie quiproquo linguistique parleront beaucoup à un certain type de personne. Oui, ceux jonglant depuis leur tendre enfance entre deux cultures, ceux qui ne peuvent s’empêcher de ressasser ses actions pour mieux être efficace la prochaine fois, ceux ayant une passion ésotérique et/ou ayant une vie sociale instable. Ayant quasiment toutes ces caractéristiques, ce premier chapitre m’a captivé du début à la fin. Je n’ai pu m’empêcher de me reconnaître dans ce héros, dont outre une partie de sa vie/personnalité pouvant m’être semblable, fait face aux difficultés linguistiques de manière étonnante (ridicule certes, mais avec suffisamment de classe) dont j’ai moi-même pu pratiquer.
On peut bien sûr voir cette série autrement et c’est sans aucun doute le cas pour nombre de personne : la langue qu’a « appris » Koumei via les animes sera-t-il suffisant pour communiquer avec elle ? De là à voir le fantasme du passionné otaque réussissant à parler japonais via son expérience des tonnes d’animes qu’il a vu, il n’y a qu’un petit pas.

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Un commentaire pour [First contact] Ichiro Heian!

  1. minirop dit :

    hihihi. A mon tour d’apprendre le chinois. :D 哈哈哈

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