[Ceci n’est pas un light novel] Biblia Koshodō no Jiken Techō

Note préliminaire : inauguration la catégorie Drama de ce blog.

Biblia Koshodō no Jiken Techō est une série de roman écrit par En Mikami et illustré par Hagu Koshijima. Publié à partir de mars 2011, cette série a fait son chemin jusqu’à devenir l’un des romans japonais les mieux vendues ces dernières années au Japon, avec plus 4,7 millions d’exemplaires vendus pour ses trois premiers volumes — chiffre de vente jusqu’à l’année fiscale 2012.
Cependant, cette série reste assez peu connue des amateurs de light novel, malgré le fait qu’on l’ai vu plusieurs fois dans les charts des meilleurs ventes de LN.

Comment se fait-il qu’avec tant de succès à la fois critique et commercial, Biblia Koshodō n’ait pas réussi à se faire connaître davantage d’un public « otaku » ? C’est avec cet état d’esprit que j’ai commencé à lire non seulement le roman, mais aussi à regarder toutes les adaptations qui en ont découlé pour comprendre cette situation.

Biblia Koshodō no Jiken Techō volume 1

Couverture du volume 1 de Biblia Koshodō no Jiken Techō

Biblia Koshodō no Jiken Techō est donc une série de roman en 5 volumes et toujours en cours de publication. Comme son titre ne l’indique pas vraiment, « Les recueils de cas de la librairie antique Biblia » est un roman « d’enquête« .
Nous suivons l’héroïne Shioriko Shinokawa, la propriétaire de la librairie d’occasion Biblia, et son assistant Daisuke Goura à travers plusieurs enquêtes et mystères ayant pour lien les livres. Les « cas » sont assez variés, puisqu’ils passent par savoir qui a simplement volé tel livre, à comprendre pourquoi tel client veut se débarrasser de son livre jusqu’à découvrir les secrets de grands auteurs contemporains.
Ça n’a pas l’air très intéressant dit comme ça et c’est normal : je suis mauvais ce qui compte, plus que la manière de les résoudre et les indices qui ont conduit à trouver la vérité, ce sont les personnages. Et dans Biblia Koshodō, tout à un rapport avec les livres.

Chaque chapitre du roman comporte un cas ou une énigme à résoudre, souvent n’ayant aucun rapport avec les autres chapitres. Chaque histoire a donc pour thème un livre différent — et qui existe vraiment —, celui qui sera le point central de tout le chapitre. Le livre est à la fois l’indice et le mobile de l’affaire. Le titre même d’un chapitre n’est que le titre et l’auteur du livre en question, ainsi que l’édition auquel le livre appartient. Exemple : chapitre 1 – Sōseki Natsume « Intégrale de Sōseki, nouvelle édition » (Iwanami Shoten).

L’auteur En Mikami fait régulièrement référence à des ouvrages japonais parfois bien connu du grand public, mais n’hésite pas à utiliser des œuvres occidentales. Il lui arrive de reprendre à sa façon le scénario d’un livre pour créer des personnages et des histoires, auxquels d’autres titres viennent d’ajouter pour former le point central des chapitres. Il pioche notamment dans des œuvres classiques et cultes comme ceux d’Osamu Dazai et de Sōseki Natsume, ou des auteurs occidentaux et parfois méconnus comme Anthony Burgess (Orange Mécanique) et Edouard Ouspenski (Tchebourachka), jusqu’à prendre de très vieux mathématiciens russes que sont Vinogradov et Kuzmin (Introduction à la logique).

Biblia Koshodō no Jiken Techō volume 2

Couverture du volume 2 de Biblia Koshodō no Jiken Techō

L’héroïne Shioriko est une libraire fanatique, obsessionnelle, doté d’une excellente mémoire et d’un grand sens de la perception. Elle est capable de raconter littéralement la vie d’un livre d’occasion, rien qu’en analysant son édition et son état. Elle ne sait pas seulement de quoi parle le livre, mais aussi comment il est arrivé dans une telle situation.
Pour elle, un livre possèdent deux histoires : celle de l’auteur, et celle du lecteur. C’est même l’un des points forts de la série puisque les livres servent de lien avec les histoires et passés des auteurs et lecteurs derrière les livres et mystères.

De l’autre côté, le héros et narrateur Daisuke est à l’opposé de Shioriko. Bien qu’il soit assistant dans une librairie d’occasion, il n’a absolument aucune culture littéraire et ne lit jamais de livre. Dû à un traumatisme, il lui est impossible de lire plusieurs pages d’un livre sans avoir d’intenses maux de tête. Son travail consiste à transporter des livres, nettoyer la librairie, s’occuper des commandes en ligne et des livraisons… bref, que des tâches physiques qui vont bien à sa carrure de sportif — il est ceinture noire au judo et champion universitaire. Cependant, il aime les livres. Mais ne pouvant en lire, il aime écouter Shioriko qui ne cesse de faire des résumés et monologues sur les livres jusqu’à avoir dégoûté tous ses précédents assistants.

Biblia Koshodō no Jiken Techō volume 3

Couverture du volume 3 de Biblia Koshodō no Jiken Techō

Une des qualités de la série est qu’il ne laisse pas de côté le profane littéraire. Chaque livre référencé a une explication et un rapide résumé dans les chapitres grâce au héros Daisuke qui, comme bon nombre de lecteur, ne connait que de noms les titres en question et écoute le résumé de la libraire. C’est un moyen d’étendre sa culture générale puisque ces livres et chapitre renseignent sur la période historique de l’auteur mais aussi du lecteur possédant le livre. Remarquez, c’est aussi une façon d’en apprendre plus sur le commerce des livres d’occasion et rares au Japon.
Une autre qualité du livre est que les cas ne sont pas délirant et impossible à trouver sans invocation démoniaque. Ils sont certes très difficiles, mais elles sont logiques et semblent souvent pouvoir être trouvable naturellement. Ce ne sont pas des plans de psychopathe niveau AAA comme dans les mystery drama où les crimes parfaits sont légions. Biblia Koshodō est une série avec des mystères ayant peu recours à des tours de passe-passe imbitables, à des astuces compliqués et irréalisables ou à des plot-twist WTF. C’est finalement un roman terre-à-terre et assez propre — il n’y a même pas de meurtre !
Certes, le but de ce type d’ouvrage n’est pas de faire deviner la vérité au lecteur en lui montrant les indices. Son format d’une histoire par chapitre fait qu’il est impossible de caser ça et l’intérêt est évidemment tout autre. Le titre reflète cette approche atypique du genre : recueils de cas, et non pas enquêtes ou mystères, pour symboliser que le plus important n’est pas de connaître la vérité mais l’histoire des personnages.

 
Voilà grosso modo la formule de base, non seulement pour le support d’origine mais aussi pour toutes ses adaptations. Biblia Koshodō est un roman à succès qui a connu deux adaptations en manga et même une adaptation en live action diffusée en prime time sur une grande chaîne de télévision japonaise.

biblia cover nakanobiblia cover kouda

Le premier manga est dessiné par Nakano (couverture de gauche) et prépublié à partir de février 2012 dans le Dengeki Bunko Magazine ; tandis que le second est dessiné Ryō Kōda (couverture de droite) en juillet 2012 et prépublié dans le good! Afternoon. Les deux adaptations en manga sont très fidèles au support original et continuent d’être publiées.
J’ignore le pourquoi de ces deux adaptations, mais ils sont plus ou moins de qualité équivalente. La mise en scène est moins fourni et plus clair chez Kōda et graphiquement, les deux mangas ont des styles différents. Celui de Nakano est plus conventionnel et brut à la Gintama, ce qui donne un aspect humoristique plus prononcé et d’une certaine façon rend la série plus random qu’elle ne l’est, tandis que Kōda possède un trait plus fin, plus clair voire même plus adulte. Les deux styles se valent, mais j’ai eu une préférence pour celui de Kōda que je trouve plus proche et plus adapté avec le roman même si certains perso ont une sale gueule.

Les mangas sont adaptés avec peu d’originalité ou de nouveauté par rapport au roman — tout du moins au début —, ils se permettent tout juste d’être un copié-collé plutôt sympathique.
Les mangas sont le moins bon média de Biblia Koshodō même s’ils ont un avantage très mince : celui de montrer le chara-design de tous les personnages, même si certaines planches peuvent être assez moches et les proportions mauvaises.

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Deux scènes du roman identiques, deux adaptations différentes : celle de Nakano à gauche, celle de Kōda à droite.
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Puis est venu le live-action qui est étonnamment bon.

 

Le drama Biblia Koshodō no Jiken Techō est un live action de 11 épisodes de 45 minutes. Il a été diffusé sur Fuji TV en prime time durant la saison d’hiver 2013 — le système de saison est identique aux saisons d’animes. Comme vous vous en doutez, il est très courant que les chaînes de télévision s’approprient des titres pour les adapter au petit écran, que ce soit en anime ou en live action selon les œuvres.

Le drama adapte 10 chapitres sur les 4 volumes du roman — le 5ème n’est paru qu’en janvier 2014 — dans le désordre et opère quelques changements. Comme bon nombre de production relativement importante, les changements pour le drama télévisé ne sont pas si injustifié et dans ce cas donnent même une meilleure impression de la série.

biblia drama

Le changement le plus marquant sont les personnages. Tous les personnages ont été modifié et sont devenus plus « clean » — sans doute à cause du prime time. Dans le roman, Shioriko — au milieu sur l’image du dessus — est une MILF à lunette embarrassée et fragile ; alors que dans le drama c’est une femme « plate », élégante et un poil timide. Vous n’avez qu’à imaginer — attention, exemples extrêmes — Yomiko de Read or Die remplacée par Rei Ayanami d’Evangelion pour voir le grand écart physique opéré par le drama. C’est à nuancer, mais vous voyez le grand écart. Quant à Daisuke, il ressemble physiquement à un déménageur dans le roman mais devient un type normal dans le drama — à droite sur l’image du dessus. La petite sœur de l’héroïne devient un petit frère. Un des personnages récurrents du roman qui est un SDF devient un locataire de la librairie qui s’habille de manière classe dans le live-action, et des personnages originaux apparaissent comme le patron gay — mais pas trop, juste ce qu’il faut — d’un salon de thé ami du héros.
Les scénaristes ont aussi décidé de modifier l’ordre afin de pouvoir faire une moitié et une fin de série en apothéose. Le dernier chapitre du premier volume, qui est un tournant dans la série, est ainsi inséré à la moitié du live action et après l’adaptation d’un chapitre du volume deux.

Certains fans pourraient crier au scandale… et ce serait dommage puisque les changements opérés sont très pertinent jusqu’à pouvoir surpasser le support d’origine. Le polissage des personnages les ont finalement rendu beaucoup moins cliché et a rendu la série plus agréable. Les nouveaux personnages apportent non seulement une dimension comique utile et pas superflu. Ils donnent un degré de compréhension supplémentaire aux histoires et une profondeur pour les personnages non négligeable. Le changement d’ordre scénaristique est d’autant plus pertinent et rend le drama plus consistant et mieux maîtrisé. On sent que les scénaristes ont bien compris où étaient les points forts du roman, et n’ont fait que les développer encore plus.

Le problème du roman est, comme les médias de ce type, son aspect très « brut ». Les idées et la direction sont là, mais il y a toujours des défauts qui rendent la lecture moins « naturelle », comme des histoires parfois un peu trop courts. Ces types de défauts sont par ailleurs récurrent dans ces types de romans prépublié, où les auteurs se doivent de respecter une forme et un cadre préconçu pour les prépublier dans un magazine.
Le drama a tout simplement gommé ces défauts habituels. Il y a davantage de temps et d’attention pour la compréhension du scénario et de son environnement, sans que cela dénature l’esprit du support d’origine.

Restent que les plus gros défauts des adaptations en drama sont l’incompétence des acteurs et la pauvreté de la production. Le drama Biblia Koshodō no Jiken Techō s’en sort plutôt bien malgré certains points mitigés.
Déjà, vous allez tous arrêter de penser à cette légende urbaine où les acteurs de drama jouent tous comme des merdes : c’est faux. Certains jouent comme des merdes parce qu’ils ne sont pas acteurs mais mannequins. Cette pratique est malheureusement habituelle en Asie, et qu’ils jouent ou pas, une bonne partie des live-action est de base ridicule donc c’est même voulu que les acteurs jouent assez mal — ex : Cutie Honey réalisé par Hideaki « motherfucker » Anno. Remarquez aussi que l’une des premières choses qu’on apprend dans les écoles japonaises d’acteur est d’oublier totalement les réactions et comportements venant des animes vu durant leur jeunesse. C’est dire comment le jeu d’acteur des non-professionnels est influencé.

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Pour Biblia Koshodō, les acteurs sont de véritables comédiens de profession, et ça se voit. Une belle mention à Ayame Gōriki, l’actrice jouant Shioriko, qui fait une belle performance. Elle arrive à créer un personnage plus haut en couleur que celui du roman et rend le personnage beaucoup moins cliché. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que je vois Ayame Gōriki, et c’est toujours dans des rôles à l’opposé des anciens : comme Yuno du live action Mirai Nikki Another World et « Ciel » de Kuroshitsuji. Les autres acteurs, y compris les guests jouant seulement un épisode, sont bons sans pour autant être mémorable hormis un certain Kosuke Suzuki, l’acteur jouant le patron de bar gay, qui est tout simplement excellent dans son rôle.
Et puis hé, il y a une mannequin de père allemand et de mère japonaise en personnage secondaire. Elle sert un peu à rien, mais elle fait de super caméos en tant que serveuse et c’est génial. ♥♥♥

La réalisation et la production sont quant à eux très correctes. On sent que la série est faite avec des moyens certes pas énormissime mais amplement suffisante. La mise en scène est simple et lente, mais assez efficace et justifié. Elle parvient à ressortir une certaine force tranquille qu’est Shioriko, à savoir sa capacité de raisonnement, sans que cela soit « théâtrale ». Le rythme est parfois un peu trop lent, d’où des moments un peu ennuyeux, mais lent dans le sens réaliste où rien ne doit être trop théâtrale, où les plot-twist viennent logiquement et ne sont pas balancé à la tronche. Biblia Koshodō n’est pas un mystery drama cliché où le détective va donner rendez-vous à tous les protagonistes sur le lieu du crime et ainsi démontrer par A+B que le crime parfait ne l’est plus.

Biblia Koshodō no Jiken Techō volume 4

Couverture du volume 4 de Biblia Koshodō no Jiken Techō

Biblia Koshodō no Jiken Techō n’est pas vraiment un light novel, il se situe à la limite.
Il n’existe pas vraiment de définition précise de ce qu’est un light novel, il n’y a que des similitudes dans la forme et l’écriture dû au public-cible et à des impératifs matériels — l’un a influencé l’autre et inversement — : des chapitres de pages équivalents, prépublication des chapitres, un format de « poche », un contenu ciblant les adolescents, un style rédactionnel simple et rapide ou des illustrations typées manga situées de-ci de-là du livre. Ce ne sont pas des codes, mais de simples similitudes permettant de catégoriser les œuvres. Bref, l’équivalent du roman de gare en France.
Par exemple : Hyōka ne possède aucune illustration hormis celles du volume deux, mais les protagonistes lycéens, le format de poche et d’une certaine façon la cible sont similaires aux LN.

Certaines de ces similitudes correspondent à Biblia Koshodō no Jiken Techō, mais le livre n’entre pas dans cette catégorie. Biblia Koshodō est un livre ayant pour personnages principaux une libraire de 25 ans et un ex-chômeur du même âge avec pas beaucoup de romance entre les deux, et un SDF ex-patron ayant perdu sa boîte et sa famille avec la crise financière. Le contenu et l’ambiance ne sont pas pas vraiment pour le public cible habituel d’un LN, soit les adolescents et jeunes adultes.
Outre les jolies couvertures dessinées par Hagu Koshijima, le livre ne contient aucune illustration et scènes avec les personnages. Chaque chapitre possède une illustration très sobre de Koshijima représentant la couverture (fictive) du livre qui sera le point central de l’histoire, et c’est tout.

Biblia Koshodō no Jiken Techō volume 5

Couverture du volume 5 de Biblia Koshodō no Jiken Techō

L’éditeur ASCII Media Works (la maison-mère) / Media Works Bunko (sa branche chargé des romans) vend ce livre comme étant une œuvre se situant entre un light novel et un roman classique et fait tout pour qu’il y ait cette distinction. Vous vous rappelez de KAZÉ qui a lancé son label de manga Shonen Up, avec pour intention de combler le « fossé » entre shōnen et seinen ? Eh bien c’est exactement pareil avec ASCII Media Works et Media Works Bunko, à tel point que Media Works Bunko a transmis une note en gros caractère à tout les libraires japonais pour rappeler qu’il n’est pas un éditeur de LN et de mettre Biblia Koshodō dans les coins de vente « appropriés » — i.e. pas avec les torchons LN. Cette engueulade consigne peut faire sourire, en premier lieu chez les libraires, mais le fait est qu’elle est respectée par tous y compris Oricon qui a arrêté de l’inclure dans ses statistiques de vente de light novel et l’a transféré dans les statistiques des romans « classiques ».

Loin d’être une manœuvre marketing, résumer Biblia Koshodō no Jiken Techō à un light novel ne fait pas honneur au livre et le catégoriser en tant que roman « habituel » peut paraître un peu too much. Ce n’est pas la première fois qu’on voit un livre se situer entre les limites floues du light novel et du roman « habituel », mais il est plus rare qu’un éditeur mettent les moyens pour informer les lecteurs (potentiels) que ce livre fait le pont entre les deux catégories citées.
L’écrivain En Mikami est un auteur spécialisé dans les mystery novels et ayant beaucoup d’expérience avec plus de 30 livres publiés chez Dengeki. C’est un habitué des succès d’estime et malgré le fait qu’il adopte un cadre d’écriture identique aux light novels à cause des prépublications, son style et ses personnages matures font que les habitués de light novels s’intéressent moins à lui — contrairement aux trouzmilles LN moe pour ado/jeunes adultes qui sortent tout les mois.

La série des Biblia Koshodō est dans cette lignée, ce qui explique la politique de l’éditeur à son égard, son succès lent mais sûr et le fait qu’il n’y ait pour l’instant pas d’anime — nonobstant la bande-annonce pour le manga de Kōda doublée par Ami Koshimizu (Holo de Spice&Wolf, Yukiko de Persona 4, Ryūko de Kill la Kill).

J’ai beaucoup aimé le drama, bien aimé le roman et lu de façon désabusé les mangas. J’ai trouvé le drama vraiment bon, le livre intéressant malgré quelques passages moyens, et les mangas sympatoche mais sans plus.
Est-ce que j’attends un éventuel anime Biblia Koshodō ? Pas vraiment. Il n’est pas facile d’adapter cette série en anime, sans que cela soit trop ennuyeux. Le live-action a su contourner ses obstacles en ajoutant des personnages et en modifiant l’ordre scénaristique, et encore certaines scènes ont parfois du mal à être intéressantes afin que la série reste dans un cadre naturel et réaliste.
À force d’écrire, j’ai l’air de dire que c’est le roman ou le live-action du siècle mais pas du tout. Ce n’est qu’une série de roman bien écrit, avec un bon concept, pour un public de jeunes adultes qui veut dépasser le niveau de maturité des LN sans pour autant lire de livres à 600 pages et qui a su se vendre correctement. Qu’il n’y ait pas d’anime n’est pas une grosse perte, même si on peut se demander de l’utilité commerciale d’un éventuel anime de ce genre, l’ambiance et la cible des romans ne sont pas les plus vendeurs pour une adaptation animée — sauf s’il entre dans la case noitaminA.

Image promo de Biblia Koshodō no Jiken Techō

Image promotionnelle de Biblia Koshodō no Jiken Techō

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