[Girls und Panzer] Étude comparative d’un storyboard (partie 1)

Note préliminaire : pour mieux comprendre cette série d’article, je vous conseille de lire son introduction.

Première suite de la série d’article sur les storyboards de Girls und Panzer. On commence avec le volume 1 du storyboard disponible officiellement à la vente.

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Habituellement, pour ne pas dire systématiquement, le storyboard du premier épisode d’un anime est produit dans son intégralité par le réalisateur de la série. Bien sûr, un réalisateur peut tout à fait produire les storyboards de chaque épisode de sa série. Mais souvent, par soucis de planning et de gain de temps, il est conclu avant le début de la production que certains voire tous les storyboards des épisodes qui suivent seront réalisés par d’autres personnes du staff – qu’ils soient les réalisateurs d’épisodes ou non.
Lorsque la suite des storyboards est gérée par d’autres, le storyboard du premier épisode sert de balise pour les autres storyboardeurs. Ainsi, la vision du réalisateur reste suffisamment fidèle au fil de la production et il n’a pas besoin d’effectuer de grande correction lors des vérifications.
Quelque fois, le storyboard et la réalisation d’épisode sont confiés à un VIP par « choix artistique ». Ainsi, l’épisode en question est empreint du style de ce VIP, et même s’il se démarque du reste de la production, c’est un choix volontaire du réalisateur préférant confier une scène/un épisode à cette personne particulièrement talentueuse dans son domaine – comme donner une scène/un épisode centré sur un combat de mécha à un animateur/réalisateur spécialisé dessus.

Épisode 1 : 戦車道, 始めます!

Réalisateur : Tsutomu Mizushima
Script : Reiko Yoshida
Storyboard : Tsutomu Mizushima
Réalisateur d’épisode : Tsutomu Mizushima
Date de diffusion : 9 octobre 2012

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La toute première scène du storyboard, et donc de l’anime, est très intéressante dans l’ambition qu’envisage le réalisateur Mizushima. Avec juste cette scène, on comprend qu’il n’a pas l’intention d’utiliser la 3D comme simple remplacement de modèles 2D. Il inclut la 3D directement dans la mise en scène. Il se sert de la 3D dans son plus grand avantage par rapport à la 2D traditionnelle : les mouvements de caméra.
Les animes en 2D ont ce défaut intrinsèque d’avoir un point de vue/une caméra très souvent statique, voire fixe. Il est par exemple très difficile et très long de faire en 2D des plans-séquences de plus de quelques secondes ou des mouvements de caméra un peu complexe : devoir animer chaque élément selon une perspective qui change constamment est une plaie. Par définition, un plan-séquence dans un anime est inhabituel.
À contrario, la première scène de Girls und Panzer est un étonnant plan-séquence d’une minute entière où la caméra, notre point de vue, fixée sur l’avant d’une tourelle de char, filme en continu ce qui se passe. Des chars se déplacent à des allures différentes, des effets de hauteur et de dénivelé se font sentir, des paysages rocailleux défilent, la tourelle sur laquelle est posée la caméra fait des tours sur elle-même et des personnages en 2D font quelques apparitions.
Ce mélange 2D-3D pour ce type de mise en scène extravagante n’est pas nouveau dans un anime, mais un plan-séquence d’une minute montrant autant d’éléments et à des vitesses différentes reste une chose absolument atypique.
Et pourtant, je ne dis pas qu’elle est bien faite. Elle est techniquement plutôt moyenne voire pas terrible, mais la démarche est vraiment plaisante. Elle préfigure comment seront mis en scène les chars tout le long de la série : la 3D ne sera pas un cache-misère et le public ne sera plus seulement un spectateur lointain de l’action, il se retrouvera dans l’action.

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Concentrons-nous rapidement sur comment lire un storyboard :
— La première colonne « S-Cut » correspond à la numérotation du cut/plan en question dans la mise en scène. Vous remarquerez ici une espèce de piquet à drapeau à l’envers : il signifie que l’action et l’animation continue dans ce même plan. Un storyboard dicte où l’animation utile à la narration s’arrête pour passer à un autre plan, donc il est important de faire remarquer quand il y a animation d’importance sans coupure vers un autre plan (notez les piquets du plan-séquence au début).
— La deuxième colonne « Pictures » correspond au plan, qu’il soit unique ou une continuation du précédent.
— La troisième colonne « Action » correspond à l’action principale… que doit effectuer l’animation, ainsi que des indications générales pour mieux comprendre le plan. Ici, le terme « Follow » avec une flèche est utilisée pour signifier à l’animateur qu’il doit animer les cheveux ballottés au vent.
— La quatrième colonne « Dialoge » correspond à une sale faute d’orthographe. Sinon, c’est là où se trouve le texte contenu dans chaque plan et généralement tout ce qui est lié au son. Ici, le « SE » signifie « Sound Effect ».
— La cinquième colonne « T/M.E » est la durée en secondes de chaque plan. On peut le trouver ailleurs sous le nom de « Time » ou « Sec ».

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Un storyboard étant basiquement un plan de d’architecte/de construction, certains éléments ne sont que temporaires pour raison X ou Y. C’est le cas ici pour le logo de l’école (plan 24).
Au passage, en rédigeant cet article, je viens de tilter les câbles à l’arrière de l’école : ce sont les énormes câbles du porte-avions. Les dialogues de la série sont souvent prophétiques, mais je n’avais jamais remarqué ce degré de détail dans l’architecture du premier épisode. Généralement, ce type de subtilité est plus ou moins réparti dans l’épisode, ce qui montre à quel point le réalisateur voulait disséminer quelques indices quant à l’absurde surprise de fin de l’épisode.

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Eh oui, bien que c’est le storyboard du premier épisode et du réalisateur, tout n’est pas parfait. Avant production de l’animation, les storyboards sont vérifiés et corrigés. Ici, le problème peut être un souci de temps d’épisode, de redondance, de cohérence ou simplement parce que le réalisateur n’estime finalement pas la démarche nécessaire.

Enfin, une dernière chose à ajouter sur ce premier épisode mine de rien ambitieux, ou en tout cas ayant une volonté d’élever le niveau. Il est courant dans les animes diffusés à la TV de ne pas animer la foule ; ou de l’animer soit en 3D, soit en remplaçant les gens par des symboles simples. Plus que la difficulté, c’est long et peu gratifiant à faire. Malgré tout, on peut voir plusieurs fois des personnages lambdas et de la foule animés en 2D dans ce premier épisode. Ce sont de plans très courts et même pas bien fait, mais c’est d’autant plus remarquable et symptomatique du degré de qualité que Mizushima demande à son staff et que ces derniers essayent d’atteindre.

Épisode 2 : 戦車, 乗ります!

Réalisateur : Tsutomu Mizushima
Script : Reiko Yoshida
Storyboard : Hiroyuki Hata
Réalisateur d’épisode : Hiroyuki Hata
Date de diffusion : 16 octobre 2012

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L’épisode 2 est storyboardé par Hiroyuki Hata, également le réalisateur de l’épisode. Il a déjà travaillé plusieurs fois avec Mizushima par le passé et ouvre la liste des responsables que le réalisateur a spécialement débauché pour cette série : la majorité des postes-clé sont tenus par des membres ayant déjà travaillés avec Mizushima.
Pour ce qui est du storyboard, la différence est frappante entre les deux puisque Hata a produit le sien sur ordinateur. Contrairement au storyboard à l’ancienne, il peut emprunter directement des modèles 3D déjà réalisés (!) et ainsi gagner du temps en matière de dessin et de perspective. L’utilisation d’ordinateur pour un storyboard n’est peut-être qu’un détail, mais je trouve ça utile à préciser. Il faut savoir que les storyboardeurs sont en moyenne les membres du staff les plus âgés, donc c’est pas toujours simple d’utiliser de nouveaux outils pour ces personnes. À titre d’exemple, Mizushima a dépassé la cinquantaine.
Vous remarquerez aussi qu’il existe un plan supplémentaire dans la série – la flèche rouge – pour mieux situer la scène et avoir une certaine transition narrative plus naturelle : grand plan d’ensemble, plan d’ensemble, plan du lieu exact, plan de la scène.

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Je profite spécialement de cette double page pour préciser que le décor est optionnel dans un storyboard. C’est suffisant tant qu’on sait dans quels lieux se trouvent les personnages et lorsque le décor n’est pas utile à l’animation. Le plus important est l’action qui se passe durant la scène, d’où une description et un visuel sur chaque animation utile à la narration dans chacune des cases. Cette raison est aussi la même dans une animation-clé : une fois qu’on a dessiné le début de l’animation-clé, on dessine la différence entre le premier dessin et le reste. Il est inutile de redessiner ce qui a déjà été fait.
Au passage, il n’y a ici qu’un seul plan fixe par page et aucun de ces piquets à l’envers.

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Hata a eu beau faire son storyboard via ordinateur et tablette, ça ne l’a pas empêché de quelques fois revenir à la bonne vieille méthode. Il utilise son ordinateur lorsqu’il a besoin montrer les chars et le décor. Outre le changement dans la clarté des lignes, les deux modèles de storyboard ne diffèrent qu’à la mention du nombre de page en dessous.

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Il y a un élément commun particulièrement remarquable dans les deux précédentes doubles-pages : l’utilisation extensive du visuel au delà des colonnes. Dans la première, l’intérieur est reproduite mais au lieu de faire un plan d’ensemble, la caméra est plus en avant, le point de vue plus rapproché, et fait un cercle afin qu’on ait une vue plus détaillée de l’habitacle et qu’on sente ainsi son étroitesse, comme si notre tête/nos yeux faisaient un cercle pour scruter ses contours. On peut voir sur le storyboard les trois grandes cases dans la tourelle pour cadrer le point de vue, ainsi que la mention « PAN » suivi d’une flèche grossière allant au sens inverse des aiguilles d’une montre. « PAN » est le diminutif de « Panorama Shot », « Panoramique » en français.
Dans la deuxième double-page, la mention « PAN » est aussi présente, à ceci près que le mouvement est plus simple : horizontal et de droite à gauche. Le sujet – la présidente du conseil des élèves qui a des couettes – marche de droite à gauche et il est parallèle aux chars qui sont alignés : c’est donc un type de PAN, le simple travelling.

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Même lorsqu’un storyboard a été approuvé, il peut y avoir des changements appliqués directement durant la production de l’animation, donc sans correction dans le storyboard. C’est le cas des deux précédentes doubles-pages. Dans le premier plan de la première double-page, les obus en exposition pour la vente ont été remplacés par des uniformes militaires. Dans la deuxième double-page, l’avion à hélices du storyboard a été remplacé par un avion à réaction. La première correction est probablement une mesure pour signifier qu’on ne vend pas d’article de guerre, tandis que la seconde est plus proche de la réalité.

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Ce que je trouve dommage ici, c’est que l’angle utilisé dans la série n’est pas celle du storyboard. Elle est certes un peu plus éloignée que dans la série, mais elle rend mieux compte de l’espace exigu et du volume des installations.

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Il y a quelque chose de radicalement différent dans cette avant-dernière double-page du storyboard : le style de dessin change radicalement entre la page de gauche et de droite. Bien que le storyboard de l’épisode 2 continue, le storyboard produit par Hiroyuki Hata s’arrête après le plan 272 et laisse place au storyboard d’Atsushi Kobayashi : cette partie juste avant la fin de l’épisode 2 est un miroir du début de l’épisode 3.

Épisode 3 : 試合, やります!

Réalisateur : Tsutomu Mizushima
Script : Reiko Yoshida
Storyboard : Atsushi Kobayashi
Réalisateur d’épisode : Atsushi Kobayashi
Date de rendu : 6 avril 2012
Date d’approbation : 7 avril 2012
Date de diffusion : 23 octobre 2012

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Hormis la première case pour resituer l’action, le début du troisième épisode est une copie – même une photocopie en comparant la clarté des storyboards – de la fin de l’épisode 2. Le style d’Atsushi Kobayashi est très comparable à celle des comics américains, avec leurs grosses onomatopées visuelles – le « SE » de « Sound Effect » reste tout de même présent dans la colonne adéquate. Une autre grande particularité de Kobayashi est d’écrire et encadrer « 3D » dans la colonne « S-Cut » pour préciser l’évidence : il va falloir de la 3D pour animer les chars.
Notez également que c’est la première fois qu’il y a inscription de dates sur le storyboard. Ici, celui de l’épisode 3 a été approuvé pour production 6 mois avant la diffusion de l’anime.

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Plutôt que d’effacer, il est parfois préférable de simplement changer le numéro d’ordre d’un plan pour une légère correction – ici les plans 63 et 64. En effet, lorsqu’un storyboardeur a fini son travail, c’est au réalisateur de le vérifier et d’approuver ou corriger le travail. Lorsque tout est en règle, la numérotation des plans est alors réalisé pour confirmer le storyboard et faciliter le travail des animateurs et producteurs lorsqu’ils travailleront dessus.
Au passage, j’aime beaucoup ici le degré de détail et d’explication, notamment entre le plan 69 et 70 détaillant comment une douille d’obus s’éjecte et tombe dans le « panier ».

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Ici, un plan avec plusieurs lignes de dialogue a été supprimé. Les spectateurs n’ont pas eu l’occasion de voir râler l’équipe des passionnées d’Histoire.

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Là, un plan a été modifié en cours de production. Dans la deuxième case de la page de gauche, le Type 89 était censé être transpercé de par et d’autre par l’obus et ainsi avoir son moteur brûler. Cette scène a été modifiée en cours de route peut-être par manque de cohérence avec l’univers interne de la série. Dans Girls und Panzer, les chars sont équipés d’une espèce de carbone magique sécurisant les parois des véhicules et les obus sont fournis et homologués par la Fédération, de sorte qu’elles fassent moins de dégâts que de véritables obus.

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Un autre plan supprimé, peut-être aussi par incohérence avec l’univers de la série : le char fait partie du club et de l’école, l’emmener au centre commercial après les cours est certes un gag amusant avec les passants prenant des photos, mais sans doute un peu trop pour une sortie hors du cadre scolaire.
Quant au gamin au premier plan — la flèche rouge –, il cache pendant un court moment les héroïnes au centre. Il ne fait qu’une petite apparition pour donner l’illusion d’un centre commercial vivant et peuplé.

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J’aime particulièrement le degré de précision technique des storyboards de Kobayashi. Ici, il décrit les différentes étapes pour recharger correctement un obus dans un char. Qui plus est, il y a une volonté très agréable dans ses plans de montrer l’espace et l’environnement.
C’est par ailleurs dans cette scène qu’est expliqué le système de visée d’un Panzer IV.

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La dernière page du storyboard est un addendum destiné aux animateurs, avec par exemple le type de 3D à utiliser et le fonctionnement des appareils d’un Panzer IV.

Épisode 4 : 隊長, がんばります!

Réalisateur : Tsutomu Mizushima
Script : Reiko Yoshida
Storyboard : Tsutomu Mizushima
Réalisateur d’épisode : Akihisa Shibata
Date de diffusion : 30 octobre 2012

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Le retour de Mizushima au storyboard, avec Akihisa Shibata à la réalisation d’épisode. Le retour du réalisateur se remarque au premier coup d’œil : c’est plus moche. Les designs sont simplistes, mais l’essentiel est là.

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Des plans et pages entières correspondant aux premières scènes de l’épisode 4 ont été supprimés. Est-ce un indice sur l’état d’avancement de la production, sachant que le premier épisode récapitulatif intervient après l’épisode 5 ?
Pourquoi pas, mais je penche pour une deuxième hypothèse qui peut cependant être en accord avec la première : redondance des scènes et temps d’épisode. Ici, tous les plans supprimés – et il y en a pas mal ! – sont en grande partie une copie du même plan-séquence de l’épisode 1 mais sous un angle et timing différent.

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D’autres plans supprimés, sans doute pour ne pas perturber le rythme de l’action.

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Le plan-séquence du premier épisode préfigure comment seront mis en scène les chars tout le long de la série : le public va être au plus proche de l’action, comme si la caméra était une GoPro attachée à un char. Le plan-séquence de l’épisode 4 confirme l’ambition du réalisateur à utiliser la 3D de manière plus active dans la mise en scène.
Ici, la dernière ligne droite avant le climax de l’épisode est un plan-séquence d’une course-poursuite. Bien que plus court avec 25 secondes d’après le storyboard – ce qui reste atypique dans les séries TV –, il est plus percutant que celui du premier épisode. Nous sommes sur l’avant d’un char tirant et pourchassant un Panzer IV qui zigzag afin d’éviter d’être verrouillé par l’adversaire, la tourelle ennemie essaie tant bien que mal de suivre les mouvements du Panzer IV, la chef de char du véhicule pourchassé n’arrête pas de se retourner pour surveiller le poursuivant, le bruitage sonore renforce la masse mécanique en action et la proximité du spectateur dans la scène. Le spectateur est en train de vivre l’action. La musique, très référencée, participe beaucoup au rythme.
Notez les deux schémas de caméra à la dernière ligne de la page de droite. Ce sont évidemment des repères pour mieux situer l’endroit où le « PAN » de la caméra doit pivoter.

Et ce sera tout pour ce premier tiers d’anime. J’ai volontairement passé sous silence divers éléments informatifs et pédagogiques pour équilibrer les articles. Je parlerai donc du reste plus tard, celui-ci est déjà suffisamment long.
Mais avant de terminer, il m’est important de clarifier ma pensée : je n’estime pas la mise en scène de la série particulièrement ambitieuse ou excellente. Je la trouve certainement bonne, très adaptée et avec des sursauts de qualité qui la hisse au dessus de la moyenne. Ce qui est primordial, peu importe la série et ses enjeux, c’est qu’elle soit efficace dans ce qu’elle entreprend. Et pour moi, Girls und Panzer est, comme vous pourrez le deviner, très efficace dans ce qu’elle entreprend.

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Par ici pour la suite.

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